05 Avr 2016 No Comments
Le Laos en images
Ça y est enfin les voilà, les photos du Laos !
Et surveillez bien vos courriels car celles du Vietnam sont dans les tuyaux…
Articles écrits par Géraldine et Antoine
05 Avr 2016 No Comments
Ça y est enfin les voilà, les photos du Laos !
Et surveillez bien vos courriels car celles du Vietnam sont dans les tuyaux…
by leschamavelo in --> des parents, 14 - au Laos, le périple 2015-16, tous les articles
28 Mar 2016 8 Comments
Nanning – Chine, 28/03/2016
Au-delà des sensations, le Vietnam aura aussi été l’occasion pour nous de rencontrer et revoir de bien belles personnes.
Depuis que nous sommes en Asie, la barrière du langage, les différences culturelles et la manière d’accueillir avec beaucoup de respect/pudeur/distance, rendent plus difficiles les échanges un peu plus poussés que les simples et néanmoins belles « rencontres de bord de route ».
La rencontre avec l’autre nécessite beaucoup d’énergie et de concentration (et de patience pour les enfants) sans être tout à fait sûr du résultat. La crainte de ne pas être bien compris et « d’obliger » nos hôtes est régulièrement à notre esprit, quand nous sollicitons l’hospitalité pour planter la tente. Pas facile d’être subtil dans nos demandes et dans l’analyse des réponses.
Tout cela, ajouté au fait que ce type de soirée offre une faible maitrise :
Tout cela, donc, ne nous pousse pas à chercher un accueil chaque soir. Les enfants comme les parents sont très heureux de trouver une douche (chaude ou froide) et un matelas (béton ou chewing-gum) dans des guesthouses, motels, auberges et autres logements, où l’on dort pour quelques dollars dans quasiment toute l’Asie du Sud-Est.
Nos rencontres se font donc moins fréquentes et nous les apprécions d’autant plus que cela nous sort de notre huis-clos familial qui a un impératif besoin d’ouvertures régulières.
Donc nous avons particulièrement apprécié les rencontres de nos 5 derniers jours au Vietnam:
Mario et son amie Trang, qui nous ont accueillis à Halong City grâce à Warmshowers. Mario, 29 ans, est un américain qui enseigne l’anglais et Trang termine ses études de géologie. Malgré l’emploi du temps chargé de Mario, ils nous ont accueilli avec beaucoup de facilité et nous avons eu l’occasion de discuter de nos découvertes et des aspects de la vie au Vietnam.
Le lendemain de cette rencontre, nous retrouvons avec bonheur (et beaucoup d’excitation pour les enfants) la famille Bourges (voir articles une arrivée sur les jantes, du Laos au Vietnam avec bonus et leur blog) et Myriam, la tante de Julien venue partager un bout de leur aventure. Nos parcours se croisent à nouveau et nous partons avec eux voguer dans la baie d’Halong sur une superbe jonque. 2 jours de bonheur et de visages radieux dans une baie très brumeuse et mystérieuse. Un grand merci au passage à Myriam pour le rapatriement de notre appareil photo en carafe.
De retour sur la terre ferme le 20 mars, chaque famille reprend sa route respective,
et nous nous dirigeons au pas de charge (c’est à dire en minivan…) vers la ville frontière de Mong Caï, où nous devons quitter le Vietnam le 22 au plus tard. Vu Minh Duc (alias Duck B.) un jeune entrepreneur-restaurateur de 25 ans nous y accueille. Passionné de vélo, il est membre de notre réseau favori. Duck B. et sa femme Moon, nous reçoivent d’une façon extraordinaire, nous prenant en charge de A à Z. Nous aurons les honneurs d’un magnifique dîner avec la famille le premier soir.
Ensuite, sans rien nous dire, Duck B. a prévu que nous dormions à l’hôtel aux frais du Président de son club de vélo. Le lendemain et malgré ses multiples activités, il nous emmène prendre le petit déjeuner et nous préparera sur son temps de pause un repas de midi à l’européenne. L’après-midi, c’est Moon, qui nous aide et conseille ces dames pour des séances de « fashion-manucure » pour les filles et une coupe de cheveux pour Géraldine. Nous terminerons la journée par un somptueux dîner dans un super restaurant de fruits de mer avec l’équipe de cyclistes.
Et ça trinque et ça re-trinque, tous les prétextes sont bons pour partager un verre d’alcool de riz!
Nous sommes abasourdis par tant de générosité spontanée et par la qualité de l’accueil. Nous n’avons presque rien pu offrir ou payer pendant ces 2 jours. Au contraire, la femme du Président du club donnera même à chaque enfant un billet en Yuans pour bien démarrer en Chine. Leur hospitalité ira même jusqu’à nous accompagner pour le passage de la frontière. Moment où, ayant compris l’astuce, nous offrirons une belle enveloppe pour la petite princesse de Moon et Duck B.
Voilà une fin de périple Vietnamien en apothéose
by leschamavelo in --> des parents, 15 - au Vietnam, le périple 2015-16, tous les articles
27 Mar 2016 6 Comments
Nanning (Chine), dimanche 27 mars 2016
Le Vietnam dans tous ses états (vu depuis notre guidon au moins), c’est …
Nous voilà à peine de l’autre côté de la frontière avec le Laos, que les klaxons nous explosent les tympans ! Ici comme au Cambodge la conduite se fait au klaxon, quel que soit le lieu ou l’heure. Et si ton véhicule ne crache pas au moins 120 décibels dans le plus pur style corne de brume, alors reste chez toi… C’est sûr, avec nos petites sonnettes nous ne ferons pas le poids mais nous arriverons quand même à nous faire respecter (tout du moins accepter)! En fin de journée, nous n’en pouvons vraiment plus de tout ce bruit. D’autant que les Vietnamiens ont une étonnante tendance à parler « un peu fort ». Problème de faiblesse auditive généralisée d’après la théorie de Géraldine !
Alors pour se reposer, qui n’a jamais rêvé de passer une nuit dans un hôtel-karaoké ! Pour eux c’est un sport national, pour nous un vrai massacre musical, comme dirait Joseph ! Une nuit nous aura suffi, car même si cela se termine tôt, dès le matin c’est reparti ! Allez vite en selle !
Imaginez le contraste, avec le silence feutré et cotonneux, de la Baie d’Halong dans la brume. La nuit sur la Jonque fut simplement fabuleuse et apaisante, pas d’autre bruit que le clapotis de l’eau. Sauf peut-être les rires de 6 enfants, heureux de se retrouver… C’était juste magique !
– Géraldine, très sûre d’elle : « Vous verrez les enfants, au Vietnam, la cuisine c’est plus de 200 plats différents, ça va nous changer du riz frit au poulet !»
1er jour : Soupe de nouille au bœuf – 2ème jour : Soupe de nouille au poulet – 3ème jour : soupe de nouille au porc – 4ème jour : Soupe de nouille au … chien, ou chat si vous préférez! Nous avons passé notre tour sur ce coup-là… Et tout ça matin, midi et soir… On frise l’overdose et on ne rêve que de patates (surtout Albane !).
– Joseph : « Alors maman, c’est ça que t’appelles la diversité culinaire ??? »
– Géraldine : « Gloups »
Une petite nouveauté quand même, le café vietnamien : une tasse, un filtre en fer blanc, du lait concentré sucré, un petit goût caramélisé. C’est bon et ça réchauffe !
Et puis surtout, il y a les nems frais ou frits ! Une feuille de riz, des légumes, des œufs : moi, je me régale. Et puis maintenant je sais comment on les fait !
Mais tout ça, c’était avant de rencontrer nos extraordinaires hôtes Warmshowers : Duc et sa femme Moon. Ils ont pris le temps de nous montrer et de nous faire déguster le meilleur de la cuisine vietnamienne dans toute sa diversité, et de nous permettre de tenter quelques nouveautés !
Du gris : Gris du ciel et des nuages qui utilisent toutes les nuances pour jouer à cache-cache avec les pics karstiques et qui nous suivront tout le long de nos 15 jours de périple vietnamien. Gris moins poétique de la poussière de béton sèche ou en boue qui pourrit cycles et cyclistes.
Du vert : Vert tendre des rizières, vert turquoise de la baie d’Halong, vert des bambous qui couvrent les montagnes.
Du rouge : Rouge du drapeau vietnamien, présent sur toutes les maisons et qui flotte fièrement au vent, rouge des carcasses et morceaux de viandes vendus à même le trottoir
De toutes les couleurs sur les ongles de nos filles, qui n’ont pas pu résister à tester le must de la fashion attitude vietnamienne.
La sensation qu’un brumisateur géant s’est déclenché pour réveiller notre visage! Après la chaleur du Laos, la bruine et le brouillard prennent le relais. Dans Halong city, avec 100 % d’humidité, même le sol dans les maisons reste en permanence mouillé et pour laver et faire sécher nos affaires c’est tout un stratagème…
A peine entrés dans une gargotte, que l’odeur de l’alcool de riz nous envahit, bien cachée dans des théières ou, bien visible dans de grosses bouteilles. Un petit verre Monsieur ? – Dès le matin, c’est un peu rude. A plusieurs reprises, nous avons dû faire face à quelques messieurs imbibés et un peu collants !
Et les marchés… Entre les stands de beignets de crevettes, les durians et la véritable sauce nuoc man, il faut avoir le cœur bien accroché ! Surtout quand c’est au petit-déjeuner !
Le Vietnam nous aura vraiment mis les sens « sens dessus dessous » !
by leschamavelo in --> des parents, 15 - au Vietnam, le périple 2015-16, tous les articles
22 Mar 2016 8 Comments
Dongxing – Chine, 22 mars 2016
Après 15 jours au Vietnam (dont nous ne manquerons pas de vous parler très prochainement) nous voilà arrivés en Chine ce matin !
Pour passer la frontière, nous avons eu le bonheur d’être aidé par Duck B. (notre dernier hôte vietnamien, dont nous vous parlerons très bientôt).
Et ce n’était pas du luxe parce que c’est une grosse usine cette frontière! Nos vélos n’étaient pas franchement adaptés ni aux barrières des files d’attente, ni aux scanners à rayons X… bref nous ne rentrions pas dans les cases et notre guide fut une bénédiction!
Tout juste arrivés dans ce nouveau pays, nous nous dirigeons vers la première tireuse à pépettes pour subvenir à nos humbles, mais réels, besoins pécuniaires. Malgré les beaux logos apposés sur les machines, après 15 minutes d’efforts successifs Visa ou Mastercard et une tentative de communication couronnée de sourires inefficaces, Antoine ressort bredouille de la banque… Ça va être chaud la Chine !
Ah bah non en fait! Pendant ce temps-là, l’habituel attroupement autour de nos vélos et les multiples séances de selfies avaient rapportés 200 yuans aux enfants (27 euros quand même! Et sans le soutien d’Albane qui commence à en avoir sa claque des selfies…) ! Et ne cherchez pas à rendre ou ne pas accepter…
Joseph a la solution : « Bon bah, il suffit de se promener dans la ville et s’arrêter de temps en temps! »
Heureusement, la Bank of China nous libérera de cette obligation en nous accordant un bon fonctionnement du distributeur.
Nous passons le reste de la journée à essayer de comprendre comment nous allons réussir à communiquer avec nos nouveaux amis Chinois. L’anglais n’est pas une option envisageable. « Ni hao » et « Xièxiè » sont utiles mais pas suffisants. La langue des signes offre de belles parties de rigolade ou de frustration, c’est selon. Reste à utiliser Google traduction… ah non, si , oui, peut-être … nous découvrons avec joie la « régulation de l’information » sur Internet ! Plus de Google pour nos recherches, des débits très variables selon les sites, des sites injoignables… Bref, il nous a fallu un peu de temps pour trouver les « bons remèdes » et retrouver des moyens de communication à peu près décents.
Demain nous filons vers Nanning, notre prochaine destination !
Zaijian !
PS: Nous vous préparons un petit reportage photo sur le Laos et le Vietnam. C’est promis ça vient vite !
by leschamavelo in --> des parents, 16 - en Chine, le périple 2015-16, tous les articles
10 Mar 2016 26 Comments
Quan Son, Vietnam, le 09/03/2016
Hier, à quelques heures de la fin de validité de nos 30 jours de visa laotien, nous avons passé la frontière avec le Vietnam aux postes de Nam Xoï – Na Méo (allez hop on ouvre son atlas…ou son ordi pour voir où ça se situe).
Depuis quelques jours nous traversons des paysages de montagnes karstiques magnifiques avec rizières, rivières, forêts de bambous, petits villages et accueil enthousiaste.
Seul bémol, qui dit paysage de montagne, dit que ça fait bien mal aux jambes et que les incessantes montées et descentes surchauffent les organismes dans une température ambiante qui dépasse souvent les 40°C sous le soleil et sur le bitume (quand il y en a)…
Bref c’est beau mais c’est pas cadeau!
Avant d’en arriver là et depuis notre agréable « pause administrative » à Vientiane, voilà un résumé de nos aventures:
Ça commence par 70 km inintéressants pour sortir vraiment de la zone d’influence de la capitale (c’est jamais flamboyant les banlieues de grande ville) puis une très jolie route fatigante qui nous amène en 3 jours à Vang Vieng, ses falaises karstiques, sa rivière qui coule au pied et ses multiples grottes à visiter. Dès notre arrivée nous sautons dans des canoës pour une belle balade rafraichissante.
Le lendemain nous découvrons la beauté des sites naturels du coin. C’est franchement splendide!
Grotte de Phu Kam: Inès : »Eh papa, on l’a pas déjà vue cette stalactite? » – Albane : »On est perdu??? » – Antoine : »Mais non, regardez on voit d’autres frontales là-bas! »
Nous avions ensuite prévu de nous catapulter à Xam Nuea dans le Nord Est du Laos. Pour effectuer les 450 km, il faut compter 24h de bus sur des routes de montagnes. A la gare routière, à la vue de notre équipement, le préposé évoque l’idée « VIP » de louer un minivan: « Vous vous arrêtez (comprendre pour dégobiller) quand vous le voudrez avec un véhicule privé » « et puis ça ne prendra que 17 h au lieu de 24 » . Nous cédons aux sirènes et avons l’impression de nous lâcher en déboursant 400 dollars pour cela au lieu d’environ 160 dollars pour le bus classique.
Le lendemain soir, après le petit cachet qui va bien, les « justes » 12 heures d’une conduite experte, les 450 km de montagnes russes laotiennes vraiment rudes et un sac plastique rempli, nous arrivons à Xam Nuea. Nous n’osons même pas imaginer ce que cela aurait été en 24h de bus… En fait, la solution « VIP » était le strict minimum envisageable pour nous.
Une nuit de repos et nous voilà repartis sur nos montures pour quelques jours de routes montagnardes. Nous aurons l’occasion de visiter Viang Xai et ses grottes qui ont abrité le « gouvernement » du Pathet Lao pendant la guerre du Vietnam (et du Laos en fait).
Nous passons notre dernière nuit laotienne sous la tente dans une rizière asséchée au bord d’une rivière.
Instants magiques, où la beauté des lieux et les joies de se laver dans l’eau vive, font passer le riz blanc mangé à même le sac plastique et l’œuf de canard dur pour un dîner sympathique (ah j’oubliais en dessert, c’était riz au lait… concentré, une de nos recettes asiatiques).
Le Laos c’est fini (pour cette fois) et nous en garderons tous de merveilleux souvenirs.
En bonus et avant une petite série de photos à venir, voici une super vidéo faites par nos amis globetrotters, la famille Bourges dont nous vous parlions ici :
(Pour les plus pressés, la partie qui nous concerne commence à 4’10)
Pour les 15 prochains jours: ambiance vietnamienne avant d’entrer en Chine…
PS 1 : la carte du trajet à été mise à jour ici
PS2: Prière d’être indulgent avec les photos, notre appareil nous abandonne lâchement et nous sommes souvent amenés à utiliser nos [attention placement de produit!] iphones…
by leschamavelo in --> des parents, 14 - au Laos, 15 - au Vietnam, le périple 2015-16, tous les articles
06 Mar 2016 20 Comments
Viang Xai, Laos, 06/03/2016
La capitale du Laos est une ville paisible et plaisante, au bord du Mékong, en face de la Thaïlande. Si nous sommes ici, c’est essentiellement pour obtenir notre visa chinois, car la ville ne semble pas un incontournable du Laos et de plus nous avons dû faire un détour pour y arriver. Mais contre toute attente, nous allons y passer de bons moments. Tout à fait le genre de ville, où nous pourrions habiter…
Ici nous allons profiter des charmes de la vie d’expat’ : restaurants français, déambulations nocturnes dans la vieille ville animée, lecture à la médiathèque de l’institut français…
Puis shopping dans les différents marchés, balades au bord du fleuve, découverte des grands monuments de la capitale, séances bien-être et même un dimanche après-midi à la piscine !
Une partie de notre temps a aussi été consacré à la recherche d’un duvet (cf. article : « une arrivée sur les jantes »). Nous avons pour cela arpenté la ville, écumé les différents marchés, découvert un centre commercial chinois tout neuf, pour finalement trouver le seul modèle disponible dans une boutique à 3 pas de l’auberge de jeunesse où nous logions.
A Vientiane, la circulation automobile n’est pas violente et la ville est toute plate, parfait pour les Chamavélo ! Nous pédalons donc à la découverte des monuments : le Patuxai (sorte d’arc de triomphe), le grand Stupa doré (monument national), le palais présidentiel et de nombreux temples bouddhistes.
Nous visiterons aussi le centre d’information du COPE, un centre d’appareillage pour les rescapés des bombes et mines anti personnel, qui pleuvaient sur le Laos pendant la guerre du Vietnam. Le Laos a le triste privilège d’avoir reçu à lui tout seul plus de bombes que l’Europe entière pendant la seconde guerre mondiale… Certains parlent de plus 300 kg de bombes par habitant ! Le déminage n’est pas terminé et aujourd’hui encore la population, et notamment les enfants, payent les frais de cette « guerre secrète » menée par les Américains.
Voilà comment explose une bombe à sous munitions ! Pleins de petites mines anti-personnel qui explosent (ou pas) un peu partout…
En fin de journée, c’est le bon moment pour une petite promenade au bord du Mékong. Tout le monde s’y retrouve, touristes et Laotiens, pour profiter du soleil couchant. Les esplanades deviennent alors le lieu de grandes séances de gym en plein air, où se retrouvent toutes les « Véronique et Davina » du coin ! Top fun !
Lors de nos journées d’attente pour le visa, nous avons aussi testé le sauna aux herbes à la mode Lao, un régal de senteur, mais, wahou, qu’est-ce que c’est chaud ! Et nous avons complété ce moment de détente, par une petite séance de massage pour toute la famille. On est fan !
Les soirées seront animées par des spectacles de rues : marionnettes géantes, danseuses, musique traditionnelle : un condensé de culture. Nous en prenons plein les yeux !
Pour finir cette belle semaine, nous participons à la messe… en anglais, of course ! Les enfants ont A-D-O-R-E … donc pour l’après-midi, ce sera piscine ! A 18km de Vientiane, il y a un centre aquatique ludique au bord du Mékong. A 13h nous sommes sur nos vélos, prêts à atteindre notre but. Tout le monde est motivé. Nous passerons un chouette après-midi : sur la terrasse pour nous et dans l’eau pour les enfants.
Malgré la fatigue, nous ne comptons pas de fainéants pour le retour. Faire 36 km aller-retour pour aller à la piscine, même pas peur ! Alors sur la route, la discussion s’engage :
-Géraldine : « Aurons-nous vraiment besoin d’une voiture en rentrant ? Peut-être pas. »
– Inès : « Mais alors, on va vivre comme des pauvres ! »
Donc pour Inès : voiture = riche
Nous en convenons
Mais pas de voiture ne signifie pas forcément pauvre… la discussion fut intéressante.
Lundi matin, nous sommes heureux et soulagés d’obtenir nos visas pour un mois en Chine ! Nous pouvons poursuivre notre périple vers le Nord du Laos, puis traverser le Nord du Vietnam d’Ouest en Est en passant par la baie de Halong avant d’entrer en Chine par son extrémité Sud.
Lors de cette dernière journée, Antoine offrira pour de vrai son cadeau de Noël à Albane: Une journée avec papa! La princesse est ravie. Elle va avoir son prince charmant pour elle toute seule! Mais je n’en dis pas plus, peut-être vous dévoilera-t-elle ce moment?
Mardi 1er mars fini les fastes de la capitale, nous retrouvons la route pour rejoindre la ville de Vang Vieng.
Vos commentaires nous font toujours autant plaisir, nous y répondons toujours, avec plus ou moins de délais. N’oubliez pas de lire nos réponses.
A bientôt !
by leschamavelo in --> des parents, 14 - au Laos, le périple 2015-16, tous les articles
28 Fév 2016 22 Comments
Vientiane, le 28 février 2016
Le Laos marque un tournant dans notre périple. Après 6 mois de voyage nous sommes maintenant sur la « pente » du retour. C’est aussi pour nous l’apprentissage d’un mix entre vadrouille à vélo et trajets de bus pour gérer les immenses espaces qui nous attendent dans les prochains pays au programme.
Nous sommes donc arrivés au Laos par son extrémité Sud (cf. article : « le temps c’est de l’argent! »). L’occasion de visiter la zone dite « des 4000 îles », sorte de delta intérieur formé par le Mékong à cet endroit.
La beauté des lieux, le besoin de souffler un peu, après 8 jours de route bien fatiguants, et surtout la rencontre avec une autre famille française de globetrotters (vous pouvez visiter leur blog ici ) feront de cette pause un moment magique!
Inès, Joseph et Albane ont passé leurs journées à faire des cabanes en bambou sur le bord du Mékong avec Joséphine, Céleste et Robinson.
De notre côté nous avons partagé nos expériences avec Frédérique et Julien en sifflant quelques bières et smoothies fruités dans des paillotes surplombant le fleuve.
Nous sommes à 850 km de Vientiane, la capitale du pays, où nous devons impérativement passer pour essayer d’obtenir nos visas pour la Chine. Nous souhaitons aussi visiter le haut-plateau des Bolovens en cours de route et une partie du Nord du Laos après Vientiane. Nous prenons donc la décision de zapper quelques portions du monotone bitume de la « route 13 » pour prendre le temps de vadrouiller où nous le voulons. Expérience mitigée comme vous le constaterez ci-après!
Notre premier lift en bus local se fera au pied levé (ou plutôt en agitant la main de haut en bas, comme on le fait ici) sur le bord de la route à 80 km au sud de Paksé. Puis nous embarquerons dans un gros tuk-tuk pour atteindre le plateau des Bolovens.
Nous voilà partis pour 4-5 jours de balade à vélo dans des paysages superbes avec des cascades majestueuses et des plantations de café très intéressantes à découvrir.
Nous aurons même l’occasion de dormir dans une hutte en bois à côté d’une chute d’eau au cœur d’un bout de jungle. Magique!
Le plateau n’est pas si plat que cela et les côtes sont bien rudes à gravir par 38°C. Toutefois nous ne regrettons pas d’avoir troqué des km de bitume plat contre ces magnifiques journées !
De retour à Paksé après cette belle boucle, nous prenons un bus pour Savanakhet, où nous pourrons retrouver une petite route qui longe vraiment le Mékong. Le bus était sur le point de partir et nous avons à peine eu le temps de glisser nos vélos dans les grandes soutes, que le bus roulait déjà. 7 heures de trajet pour un peu plus de 200 km. A 21h, le chauffeur nous dépose à 30 km de la destination, parce que son bus ne va pas vraiment à Savanakhet en fait … S’en suit une sympathique discussion tout en sourire (c’est la règle ici ) dans laquelle notre « ami » finira par louer à ses frais un petit camion plateau pour nous déposer dans la ville convenue!
Au bord du fleuve, la route est moins goudronnée, donc un peu plus physique mais vraiment sympathique.
C’est la période des grandes fêtes bouddhiques en ce moment. D’immense fêtes « foraines » avec des murs d’enceintes hallucinants font trembler les rives du fleuve (et la toile de notre tente) jusque tard dans la nuit.
Le lendemain, après une quarantaine de km parcourus avec le vent de face, nous remarquons qu’il manque l’habituel sac rouge sur le vélo de Joseph… Et M… il a dû glisser du vélo en cours de route. Antoine fera un bon bout de route en sens inverse par acquis de conscience et sans succès. Bilan des pertes : un sac étanche, un duvet et un matelas (par bonheur celui qui avait un défaut d’étanchéité et pour lequel on attend son remplaçant à la Poste Restante de Vientiane).
Encore quelques belles journées de route et nous voilà en approche de Vientiane. Nous décidons de prendre à nouveau un bus à Paksang pour « gagner » les 150 derniers km et nous donner le temps de l’obtention du visa chinois (5 jours) à Vientiane.
Mais voilà, en arrivant à la gare routière de la capitale, surprise: nos vélos ont disparu !
Non, c’est une blague 😜! Nous avons « juste » les 2 pneus avants des grands vélos complétement cisaillés sur leurs flancs 😖…2 pneus d’un coup, on n’y serait pas arrivé tout seul! En fait, c’est le frottement sur une barre en métal de la galerie du bus qui les a sciés !
Nous sommes dégoûtés, car nous avons bien 1 pneu de rechange au cas où, mais pas 2 … Nous voilà contraints à prendre un tuk-tuk pour rejoindre le centre ville.
Loi de Murphy oblige, la guesthouse identifiée n’est pas du tout comme prévue, plus chère qu’attendue, la seule chambre disponible au 4ème sans ascenseur… et nous sommes incapables d’en changer car incapables de nous déplacer avec tout notre barda et nos vélos en carafe… Argh! 6000 km à vélo sans une vraie crevaison et il suffit de 150 km de bus pour exploser nos pneus ! Quelle frustration pour nous et notre habitude d’autonomie ! Pas de chance cette fois!
Allez au dodo, demain est un autre jour.
Le lendemain commence par la paperasserie nécessaire pour l’obtention du visa chinois. Je vous passe les détails mais c’est sportif et fastidieux… Deux allers-retours au consulat à 5km du centre-ville (avec le petit vélo d’Inès) seront nécessaires pour produire toutes les pièces, y compris de vrais-faux billets de bus en lieu et place des billets d’avion, que nous ne pouvons évidemment pas produire. Alea jacta est: résultat des courses dans 5 jours !
Après avoir fait le deuil de nos supers pneus, nous équipons nos vélos avec un pneu made in « bad quality »… Il faut juste que cela tienne jusqu’au Vietnam, où nous nous faisons livrer les remplaçants (au passage un immense merci à Rando boutique pour leur réactivité et leur efficacité).
Nous pouvons enfin changer de logement et profiter de 5 jours de repos et de préparation pour la suite de notre périple…
Aurons-nous notre visa pour la Chine ? Qu’allons-nous faire à Vientiane pendant 5 jours ?
Affaire à suivre …
by leschamavelo in --> des parents, 14 - au Laos, le périple 2015-16, tous les articles
26 Fév 2016 14 Comments
Vientiane – Laos, 26 février 2016
Notre arrivée au Laos commence bien sûr par le passage de la frontière depuis le Cambodge. Nous passons par les postes de Tra Preng Kriene (Cambodge) / Nong Nok Khiene (Laos). C’est ici que nous obtiendrons notre « Visa On Arrival » pour le Laos.
Premiers contacts un peu rugueux…
Les douaniers des 2 côtés ont pris l’habitude de racketter les touristes en ajoutant des « frais administratifs » ou « frais de tampon ». A cela s’ajoute les stands « sanitaires » qui proposent/imposent des contrôles de température pour quelques dollars et dans une totale ambiguïté entre le facultatif et l’obligatoire…
Nous avions révisé nos classiques avant d’arriver et étions bien décidés à ne pas « entretenir » le système. Nous avons donc zappé sans hésitation les fameux « stands sanitaires » pour aller directement aux postes de douanes. Voilà déjà une dizaine de dollars sauvée !
A la sortie du Cambodge, l’officier de service attrape nos passeports et nous demande avec le sourire 2$ par passeport pour le tampon de sortie. Un « No sir, it’s not necessary to pay for that » ferme et poli (et avec mon plus bel accent of course) suffira à obtenir les tampons. Mais sans sourire: Les passeports me seront quasiment littéralement jetés à la figure…
A l’entrée du Laos, au bureau des visas une affichette annonce la couleur « VISA : 30$ + 1$ administrative fee ». Nous remplissons sagement les formulaires et tendons passeports, documents et les 5 x 30 $ réglementaires pour les visas.
« I need 5 more dollars for fees »
« Sorry sir, Visa is just 30 dollars, I’m not allowed to pay more »
« You don’t pay , no visa »
…
Je vous passe la suite du dialogue un peu répétitif, mais la formule « je ne suis pas autorisé à vous payer plus » qui marque notre refus mais l’adoucit un peu (c’est pas que je ne veux pas, c’est que je ne peux pas) + une bonne dose de patience, de parfaite politesse et de sourire, nous fera passer cette première étape. En effet, après avoir ostensiblement abandonné nos passeports sur le rebord de son comptoir, le douanier quitte son bureau sans même y toucher. De même, je laisse nos passeports à leurs places et nous nous installons avec les enfants pour une session d’apprentissage (nous aussi nous avons le temps). Au bout de 10 – 15 minutes, du coin de l’oeil, je vois nos passeports disparaître du comptoir. L’agent de service s’occupe visiblement de notre cas devant son ordinateur.
Une demi-heure plus tard, 2ème guichet, je suis appelé. Nos visas sont prêts. Bonne nouvelle. Le douanier chef m’informe qu’il ne reste plus qu’à mettre le tampon d’entrée au Laos. C’est 2 $ par passeport, mais gratuit pour les enfants. Donc 4 $ et l’affaire est réglée. Je l’informe de mon « impossibilité » de payer, et du fait que pour les adultes c’est gratuit aussi normalement. Pas de dollars, pas de tampon, le douanier garde nos passeports dans ses mains. Je lui indique que je « ne peux pas » payer et que je vais donc attendre sagement avec ma famille que l’on nous rende les passeports dûment tamponnés. Une demi-heure passe encore, aucun signe de vie, statu quo. Je retourne au guichet : douanier inflexible. Je l’informe que je ne peux pas attendre trop car, voyageant en vélo avec les enfants, il me faut encore du « temps de soleil » pour atteindre la prochaine ville en toute sécurité.
« You want passeport now, you pay. If you don’t pay, I give you passeport at 6 o’clock (comprendre quand le soleil se couche) » Notre douanier a senti que je ne maitrisais plus le temps, il s’engouffre dans la brèche…
« Ok sir, If you don’t give me my passeports in less than 15 minutes, it will be to late for my family to ride safely on the road. So we will be obliged to pitch our tent for the night on the grass here (en face du poste de douane). Is it ok for you ? Can we pitch the tent here ? «
« … »
10 minutes plus tard nos passeports avec visas et tampons nous sont rendus, sans sourire mais poliment. Nous avons gagné la partie. Nous avions du temps et de la détermination. Satisfaction personnelle de s’opposer à ce système pourri.
Mais pour un touriste « retord » combien de touristes payent … ? En deux heures au poste frontière, tous les touristes que nous avons vu passer ont :
Allez, vous le savez déjà, nous n’aimons pas les frontières !
Vite allons découvrir le vrai Laos, celui des sourires, de la douce nonchalance et du million d’éléphants.
Affaire à suivre…
by leschamavelo in --> des parents, 14 - au Laos, le périple 2015-16, tous les articles
22 Fév 2016 30 Comments
by leschamavelo in --> des parents, 14 - au Laos, le périple 2015-16, tous les articles
20 Fév 2016 8 Comments
by leschamavelo in --> des parents, 13 - au Cambodge, le périple 2015-16, tous les articles
19 Fév 2016 14 Comments
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18 Fév 2016 10 Comments
De Siem Reap à Phnom Penh en passant par Battambang.
Suite et fin de nos aventures au Cambodge à venir…
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17 Fév 2016 12 Comments
En cadeau nous vous offrons la mise à jour de la carte du trajet : ici !
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16 Fév 2016 7 Comments
Une sélection de photos de notre parcours au Cambodge de Poipet à Siem Reap (les temples d’Anglor).
La suite à venir…
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12 Fév 2016 4 Comments
*Bonjour Cambodge!
Don Khon, Laos, 12 février 2016
Nous sommes maintenant au Laos, dans la zone dites « des 4000 îles ».
Voilà les apprentissages sont faits, le petit déj est pris et les enfants sont partis jouer avec Robinson, Céleste et Joséphine, leurs nouveaux copains Français, qui font un tour du monde « sac à dos » avec leurs parents Frédérique et Julien (leur blog ici)!
Nous avons fini nos derniers kilomètres au Cambodge en pirogue à moteur sur le Mékong pour éviter 65 km inintéressants sur une vieille bande de goudron truffée de trous de bombes américaines.
Le Cambodge est derrière nous, il est temps de vous raconter ce que nous avons vécu pendant 1 mois dans ce pays…
Arrivés par la ville de Poïpet le 10 janvier, nous sommes immédiatement submergés par de nouvelles impressions et nous avons le sentiment d’entrer dans un autre monde… La frontière est toujours un moment délicat, mais Antoine s’était bien renseigné, et nous esquivons facilement les « faux » facilitateurs. Pendant qu’Antoine fait la queue devant le bureau des visas, j’observe et je ne sais déjà plus où donner de la tête. Ça grouille de monde dans tous les sens, sans aucune organisation apparente: des immenses charrettes à bras rudimentaires et ultra-chargées (sûrement le chargement d’un camion plus facile à faire passer à pied?), des « tuck-tuck » en veux tu en voilà, des motos à 3,4,5 passagers, d’autres chargées de poulets ou de canards têtes en bas, des jeunes serveuses de casino bien sapées et en talons marchant dans la boue, et des tas d’enfants poussiéreux. Ce jour là, il fait gris, une averse nous accueille: Bienvenue au Cambodge!
A la frontière, nous changeons de sens de circulation et retrouvons la conduite à droite. Super! Nous allons retrouver nos réflexes. Mais certains véhicules roulent à gauche…Bizarre… Et surtout tout le monde klaxonne allègrement. Nous n’y comprenons rien, mais redoublons de vigilance!
Nous profitons de la ville pour acheter quelques denrées, plus rares à trouver en milieu rural. Là nous hallucinons encore, nous pouvons payer en riels (la monnaie locale) mais aussi en dollars (qui est aussi utilisé que le riel au Cambodge) et même en baths thaïlandais. Mais le plus étonnant, c’est que dans la caisse des boutiques (le plus souvent une simple poubelle en plastique) toutes ces monnaies sont joliment mélangées, dans la plus grande normalité.
Chouette, l’arrivée au Cambodge c’est aussi les retrouvailles avec la baguette de pain, un des acquis de la colonisation française!
Pour la route, pas beaucoup d’alternatives, c’est parti pour la national highway 5! Des plaines immenses de rizières animées de buffles et de zébus s’ouvrent devant nous.
Entre Sisophon et Siem Reap, nous trouvons un temple pour la nuit. Une fois la moustiquaire installée dans la pagode, nous partons manger… Nous irons de surprise en surprise avec nos 3 enfants, à la fois ébahis et agacés de ne rien trouver à leur goût pour manger. Criquets grillés, poussins frits, serpents séchés, pattes de poules, œufs pourris, brochettes de crapauds fourrés et j’en passe… non merci, finalement nous prendrons juste du riz et des bananes: Bon appétit!
Arrivés à Siem Reap, le 13 janvier, nous sommes accueillis par Seyha et toute sa famille (réseau Warmshower)! Nous allons dormir plusieurs nuits chez lui, « à la cambodgienne », c’est à dire sous la moustiquaire, dans une cabane en bambou et sur pilotis au-dessus d’un étang. Dans le « jardin », les déchets de la famille un peu éparpillés et brûlés de temps en temps, font partis du décors. A la nuit tombée, la musique s’élève de nulle part et de partout, sans cesse, et surtout sans que cela ne dérange personne (???); au petit matin, les moines bouddhistes prennent le relais en psalmodiant… Pour moi ce sera la découverte… des bouchons d’oreilles !
Avec l’équipe de Goshen Adventures, la petite entreprise que dirige notre hôte Seyha, nous partons visiter les temples d’Angkor avec nos vélos et par des petits itinéraires « off the beaten tracks ». Superbes découvertes: la beauté des lieux, le raffinement des temples, c’est magique et même calme, malgré le flot des touristes. Nous passerons 3 jours à arpenter le site à vélo, sans nous lasser, enfin, nous les parents; parce que les enfants étaient quand même bien rincés en fin de journée. Cela ne nous a pas empêchés de profiter de belles soirées dont deux partagées avec Vincent et Jeanne, oncle et tante d’Antoine qui, par le plus grand des hasards, étaient à Siem Reap en même temps que nous. Après une soirée de retrouvailles au resto, nous avons aussi été ensemble nous émerveiller d’un magnifique spectacle du cirque Phare! Des clowns-acrobates très expressifs nous en ont mis plein les yeux, on en redemande !
Notre séjour chez Seyha et sa famille aura été très riche en rencontres et découvertes. Une première ouverture sur la culture khmer et l’église adventiste du 7ème jour (le papa de Seyha est pasteur). Nous sommes tous plutôt heureux mais fatigués de ces quelques jours. On ne devient pas Cambodgien si facilement: les conditions de vie nous ont semblé un peu rudes, avec l’habituel trio : chaleur, poussière et bruit.
Nous quittons Seyha et sa famille à 6h du mat’ pour être à l’heure au départ du bateau qui remonte le Tonlé Sap à destinations de Battambang.
Le trajet s’avère très éprouvant: entassés dans un petit bateau surchargé et qui tangue dangereusement, les oreilles collées au moteur, nous naviguerons pendant 8h dans une bonne chaleur et sans pouvoir bouger. Mais ce que nous découvrirons au fil de l’eau vaut vraiment le voyage. Nous verrons des villages entiers flottants sur le lac Tonlé Sap, des « maisons de pêche » avec leurs grands filets à balancier, une église, des boutiques et toujours les fameux long tail boat : tout un monde vit ici.
Nous arrivons à Battambang sur les rotules, les enfants sont sur les nerfs et nous avec! Ce soir, nous sommes attendus à l’Association Francaise de Solidarité Cambodge, où nous serons joyeusement accueillis par Solène et les enfants. Elle nous fait visiter avec beaucoup d’enthousiasme l’internat permettant de scolariser des enfants défavorisés. Les enfants sont très avenants et nous passerons une très belle soirée en leur compagnie. le lendemain soir, nous les retrouverons pour leur présenter notre voyage avec traduction simultanée par le directeur du site. Cela se terminera par plein de questions et des tours de vélo couché dans la cour pour les plus téméraires!
Nous avons maintenant tous besoin de nous reposer pour « digérer » tout ce que nous avons vécu ces derniers temps. Grâce à Charles Vincent, français habitant Battambang (Merci Georges pour la mise en relation), et ses conseils avisés, nous trouverons un lieu paisible pour récupérer. Nous partagerons aussi un bon moment avec Charles, sa femme et leur fille Yaelle, qui sera une chouette camarade de jeux pour nos enfants. Nous profitons de ces quelques jours pour : ne rien faire, aller manger de succulents gâteaux au chocolat, plonger dans la piscine et surtout discuter avec nos enfants, qui étaient particulièrement difficiles ces derniers temps. Depuis nous avons mis en place un debriefing quotidien et quelques règles de vie en famille en voyage, et pour la suite du voyage tout a été de nouveau bien expliqué. Ainsi, nous repartons de Battambang, en forme et prêt pour poursuivre notre route vers Phnom Penh!
Du 25 au 28 janvier, nous retrouvons la national highway 5, et c’est sur cette route que :
-nous ferons notre 1ere expérience de nuit au poste de la gendarmerie royale (cf. article « And the winner is… »)
-nous atteindrons nos 5000 km juste avant d’entrer dans Kompong Chhnang
-nous ferons notre record de distance journalière avec 96 km au compteur en arrivant à Phnom Penh dans la poussière de la route en réfection (cf. article « Pour un sourire d’enfant »)!
A Phnom Penh, après la visite marquante et vivante du centre PSE (re cf. article « Pour un sourire d’enfant »), nous irons à la rencontre du passé Cambodgien en allant visiter l’ancien centre de haute sécurité S21. Dans un ancien lycée, les Khmers Rouges avaient mis en place une horrible et folle machine de torture et d’extermination. Difficile de décrire l’horreur perpétrée par cette organisation. Joseph et Inès ont été particulièrement attentifs. Ils savent maintenant ce que signifie « génocide ». Au Cambodge, c’est près d’1/3 de la population qui est morte de malnutrition, de mauvais traitements, ou plus cruellement qui a été tuée entre 1975 et 1979. Nous avons beaucoup parlé avec nos enfants des Khmers Rouges, de leurs actions et des répercussions sur le Cambodge d’aujourd’hui.
Lundi 1er février, nous quittons la capitale, pour remonter le Mékong. Nous en rêvions, nous y sommes! Assez vite nous quittons la route nationale, pour des petites routes et parfois des pistes bosselées et poussiéreuses. Les paysages sont magnifiques: maraîchage et bananeraies se succèdent. C’est très peuplé, il y a de nombreuses habitations en bois sur pilotis. Nous vivrons aussi notre 2ème nuit au poste de police. Heureusement, entre les temples et les postes de police, nous trouvons aussi des petites guesthouses et même une « pizzeria bretonne » pour nous requinquer!
Arrivés à Kroch Chhma, nous cherchons comme d’habitude un endroit pour la nuit, un vieux monsieur vient à notre rencontre et nous offre l’hospitalité. Comme beaucoup d’anciens, il parle un peu français. Nous vivrons une expérience inédite avec Cong Thon, sa femme et tous ses voisins. Cela commencera pour les filles, par un « bain » en sarong dans le jardin, avec l’eau de la pompe à main, et sous le regard attentif d’un zébu. Puis Joseph partira chercher un coq en moto pour la soupe du soir. Il en reviendra fier comme sa victime ! Et pour finir nous dormirons tous ensemble, avec nos hôtes, dans l’unique pièce de la cabane sur pilotis!!! Nos hôtes de près de 70 ans dormant sur de simples nattes, on se trouve un peu chochotte avec nos matelas auto-gonflants!
Faute de routes, nous serons ensuite obligés de quitter le Mékong à Sandan pour nous enfoncer vers l’intérieur des terres le long de la route nationale. C’est plat, sec, très peu peuplé et brulé. Les paysages sont vraiment désolants et on décrypte une plus grande pauvreté encore. La route est particulièrement dure et inintéressante, et pour couronner le tout on a le vent de face! Grrrrrr! Nous sommes bien contents d’arriver à Stung Treng. Nous y retrouvons le fleuve et la perspective d’un bateau pour le Laos!
Nous sommes vraiment heureux d’avoir découvert le Cambodge, la richesse du patrimoine khmer et la beauté de ses paysages. Le sourire omniprésent des Cambodgiens et l’enthousiasme des petits comme des grands devant le passage de notre famille sur nos drôles de vélos ont aussi participé à nous faire apprécier ce pays particulièrement déconcertant et complexe. Ça n’a pas toujours été facile de se faire comprendre, n’y de trouver notre bonheur pour manger… Pour les enfants, il aura fallu faire des rattrapages de pancakes au Nutella, quand c’était possible !!!
Depuis le début de notre périple, c’est clairement le pays le plus éprouvant que nous ayons eu à visiter.
Tout cela en image très bientôt, c’est promis ! Demain nous reprenons nos vélos pour partir à la découverte du Laos!
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07 Fév 2016 11 Comments
suite du sondage « Où avons nous dormi hier soir »
…ou plutôt « the winners are » : Dan et Kiri , nos amis cyclotouristes américains dont nous vous avions déjà parlé ici et dont vous pouvez suivre les aventures sur leur blog: www.lowgearlife.com
Leur expérience similaire leur a permis de trouver la bonne réponse :
En effet, à deux reprises nous avons du nous plier aux exigences des forces de l’ordre cambodgienne.
La première fois est arrivée alors que nous venions de poser nos sacoches dans une pagode au bord de la route entre Battambang et Phnom Penh. Un homme est arrivé à moto. Le moine qui nous avait accueilli nous explique alors dans son anglais rudimentaire, que ce monsieur est policier et qu’il souhaite visiblement que l’on dorme au poste pour notre sécurité. Nous remercions beaucoup et tentons délicatement d’expliquer que nous nous sentons en sécurité ici. Pour sauvegarder la face de tout le monde nous prenons le numéro de téléphone du policier et lui donnons le nôtre. C’est sûr, nous ne manquerons pas de l’appeler si nécessaire. L’affaire semble entendu et le policier repart avec sa moto.
15 minutes plus tard, voilà 2 jeunes qui arrivent et parlent bien l’anglais. Ils précèdent tout juste notre « ami » policier, qui est en fait gendarme, et qui revient avec sa tenue complète et 2 collaborateurs, dont un avec un fusil d’assaut, qui plait beaucoup à Joseph.
Nos jeunes traducteurs nous expliquent qu’il nous est très hautement recommandé de dormir au poste de gendarmerie pour notre bonne sécurité. Nous nous résignons donc à plier bagages non sans remercier notre hôte initial et le gendarme pour sa grande prévenance.
L’histoire de la deuxième nuit (passée dans un village au bord du Mékong au Nord de Phnom Penh), se déroule à peu de chose près comme pour la première, à ceci près, que nous nous retrouvons dans un poste de police et non de gendarmerie. Nous aurons aussi la joie de remplir une sorte de rapport de police avec les principales informations de nos passeports. La difficulté étant que notre homme de service ne maitrise visiblement pas bien le processus, et que nous aurons à remplir nous-mêmes un tableau avec des entêtes de colonne en khmer … nous remplissons donc les cases « au petit bonheur la chance ». Nous installons nos vélos et notre moustiquaire en plein milieu de la pièce centrale, là où la radio crachote régulièrement des messages.
2 autres policiers arrivent et souhaitent apparemment transmettre un rapport d’information documenté à leur hiérarchie. Cela nécessitera de présenter nos passeports 2 ou 3 fois entre 6 heure du soir et minuit. Joie et bonheur…
Expériences intéressantes à chaque fois mais pas forcément très reposantes !
A bientôt pour un nouveau sondage…
by leschamavelo in --> des parents, 13 - au Cambodge, le périple 2015-16, tous les articles
02 Fév 2016 11 Comments
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02 Fév 2016 64 Comments
Kompong-Cham, Cambodge, le 2 février 2016
(1) Jeu gratuit sans obligation d’achat
Une seule réponse par personne – même nom, même prénom, même adresse courriel.
Règlement du concours disponible sur simple demande à Inès Chamussy – apprentie huissier de justice à Kompong Cham – Cambodge
by leschamavelo in --> des parents, 13 - au Cambodge, le périple 2015-16, tous les articles
01 Fév 2016 19 Comments
by leschamavelo in --> des parents, 12 - en Thailande, le périple 2015-16, tous les articles
06 Avr 2016 5 Comments
Le Vietnam en images
Vous trouverez de belles séries de photos sur le Vietnam, dans les articles :
« Vietnam : Séquences sensations ! » et « Vietnam: Quelques belles rencontres »
Voici une autre série de photos pour compléter celles des 2 articles ci-dessus:
by leschamavelo in --> des parents, 15 - au Vietnam, le périple 2015-16, tous les articles