Montagnes des Andes ou forêt amazonienne : il pleut …

Cuenca, Equateur, 30/05/2018

Après quelques jours de repos à Quito, nos jambes nous démangent et nous avons envie de découvrir l’Équateur dans sa partie Amazonienne. Nous quittons la casa de ciclista le 18 mai … sous la pluie ! Mais tant pis, quand faut y aller, faut y aller. Le ciel nous offre bien quelques éclaircies mais elles sont de courte durée. La route quant à elle est une succession de montées et descentes. Ainsi nous passons notre temps à mettre et retirer nos vêtements de pluie. Sans eux nous serions trempés par les averses successives, avec eux nous sommes trempés par l’effort dans les montées! Franchement des journées comme celles-là ne présentent pas un grand intérêt et sont vraiment démoralisantes. Les habitants nous avaient prévenus:  » En Équateur, nous pouvons avoir toutes les saisons dans la même journée ». Enfin pour le moment, nous, nous avons surtout vu l’automne !

Les grosses averses nous forcent régulièrement à nous mettre à l’abri. L’occasion de boire un café, un chocolat chaud ou d’approfondir nos connaissances de la gastronomie: cochons ou poulets grillés, soupes de yuccas et plantains, maïs grillés, maïs bouillis ou en pop-corn et pomme de terre…  Avec tous ces arrêts forcés, nous avons bien du mal à tenir nos objectifs de destination et de kilométrage.

A Ambato, nous sommes accueillis chez Lenin, Grâce et leurs deux garçons. Ils hébergent déjà 6 cyclovoyageurs quand nous arrivons, mais n’hésitent pas à nous ouvrir les portes de leur maison. A l’image des Équatoriens que nous avons croisés, ils sont paisibles, discrets, prévenants et généreux. Leur maison est un havre de paix et un chouette terrain de jeux pour les enfants avec un grand jardin et une tyrolienne: youpi!!!

Nous avions prévu de repartir le lendemain, mais Lenin nous propose de l’accompagner en haut du Casahuala avec son groupe de rando. L’expérience d’un sommet à 4400m nous motive tous et la grimpette est accessible aux enfants. Au petit matin, tout le monde est prêt pour l’ascension, mais le temps reste bien gris et menaçant. La montée démarre par un bon raidillon dans des hautes herbes et sous un petit crachin. Albane râle de s’être levée si tôt pour marcher sous la pluie et dans le brouillard. Nous la comprenons. Plus nous approchons du sommet, plus la pluie s’intensifie. La balade qui devait être facile devient de plus en plus laborieuse. Le chemin boueux disparaît régulièrement dans les tourbières. Nos pieds s’enfoncent. Des ruisseaux se forment. Nous redescendons dans les nuages et le GPS ne sera pas un luxe pour nous diriger. Les enfants sont concentrés. Ils affrontent cette épreuve avec courage. Nous sommes dégoulinants, trempés jusqu’aux os, nos pieds sont mouillés et nous avons froid. Arrivés en bas, nous sommes contents de retrouver les voitures et de nous mettre au chaud. L’après-midi qui suivra sera consacrée à laver à la main nos chaussures et nos vêtements boueux. Argh !!!

Le lendemain matin, il ne pleut pas/plus, nous apercevons même le soleil! C’est fête ! En route pour le village de Baños et ses sources d’eau chaude. Nous apprécions les paysages de montagne. La journée est belle et sèche (ou presque). Incroyable ! L’arrivée sur Baños est une jolie grimpette. Inès voyant sa mère peiner dans la montée, lui propose de prendre son gros sac en échange du sien plus petit. Géraldine a presque honte. Mais Inès est serviable et tellement à l’aise sur son vélo qu’elle n’aura aucun mal à hisser ce gros paquetage jusqu’au camping. A la nuit tombée, nous partons nous relaxer dans les piscines d’eau chaude d’El Salado. Les enfants sont ravis et nous aussi !

Nous poursuivons sur la fameuse route des cascades. A peine les tentes rangées que la 1ère pluie arrive. Ça faisait longtemps… Nous, les parents, on en peut plus : Vraiment y en a marre de se faire doucher! Les enfants, eux, continuent de se raconter des blagues comme si de rien n’était. Ils supportent bien mieux les intempéries que nous. Toute la journée Géraldine répète un « ça se dégage », dans l’espoir de faire venir le soleil, mais chaque éclaircie sera de courte durée. Nous sommes au milieu de montagnes vertes, couvertes de végétation et dégoulinantes de cascades qui tombent dans la tumultueuse rivière Pastaza. Tout en faisant le yo